Lambretta 125 cc. C'est la première moto neuve que je me suis
achetée (selon mes souvenirs, elle coûtait 12.000 francs belges ou 300
€). Peu coûteuse, facile à conduire, à entretenir (refroidissement par air, pas de chaîne apparente, moteur deux
temps increvable et pas trop gourmand), ce scooter italien m'a permis
d'avoir un moyen de locomotion pour aller à l'école sociale de Marcinelle
tous les jours durant deux ans, par tous les temps. Elle m'a permis aussi de sillonner
en duo toute la Belgique, de long en large et en travers ainsi que quelques
virées au Grand Duché et un peu dans le nord de la France. Munie
d'une belle selle de deux places, Nicole et moi avons appris à
voyager ensemble un peu partout. Au début de
notre mariage, c'était encore le seul véhicule que nous avions.
Les modèles photographiés présentent des flancs rouges ou bleus, la
mienne était toute blanche. Lorsque je l'ai revendue, elle
totalisait un peu plus de 40.000 Kms et elle était encore présentable.
Suzuki 250 cc 2T. Cette moto m'a permis de vivre une histoire
fabuleuse. Je l'ai acheté fin de l'année 1971, en décembre je
crois. Avec elle je rentrais dans la cour des grands.
C'était une vraie moto, à tout point de vue. Elle développait une
trentaine de chevaux et son moteur deux temps était d'un tempérament
explosif. Une boîte de vitesses à 6 rapports permettait à cette
moto d'atteindre 160 km/h très rapidement. Elle était relativement
confortable, même pour deux adultes (il est vrai que nous étions très
jeunes et que nous supportions pas mal d'inconfort). Quelques semaines
après l'achat, le 31 décembre, vers 12h45, j'ai eu un grave accident
avec elle en plein cœur de Charleroi. Elle et moi étions
démolis. Je l'ai fait réparer, elle n'était pas en sinistre total.
Pour moi, cela a pris beaucoup plus de temps. J'en ai gardé une
invalidité permanente importante au pied droit (il a fait pare choc
entre la voiture qui m'a heurté et la moto). L'été qui suivait, nous
avons entrepris notre premier grand voyage. Nous sommes descendu
en Espagne, à Rosas. Ce fut inoubliable. L'année d'après,
nous sommes allés en Italie, dans la région de Padova (Vénétie). A
l'aller, nous sommes passés par la Suisse (le "vrai" col du Gothard) et au
retour, nous sommes passés par l'Autriche et l'Allemagne. Ce qui
était incroyable c'était les bagages que nous arrivions à prendre avec
nous. Il nous restait une place minuscule pour nous deux.
J'ai évidemment sillonné la Belgique, la France, le Grand Duché.
Cette moto m'ai laissé un souvenir magnifique. La couleur reprise sur la
photo n'était pas celle de ma moto : elle était d'un rouge clair,
légèrement doré (très beau).
Je l'ai revendue car, de manière inexplicable, j'étais de plus en
plus poursuivi par des cauchemars dans lesquels je revivais mon accident
ou m'imaginais d'autres, presque trois ans après. J'étais
véritablement effrayé par la conduite d'une moto. Cela a
duré un an. J'ai décidé de me racheter une moto mais
beaucoup plus sage, lorsque j'ai retrouvé ma confiance en moi.
CZ 125 cc 2T. C'est avec elle que j'ai retrouvé ma maîtrise
dans la conduite et par la même occasion le bonheur de conduire une
moto. Cette moto nous permettait d'aller à deux et à faible
vitesse car elle était très peu puissante. Je l'ai gardée un an
plus ou moins et ai pu la revendre presque au prix où je l'avais
achetée. Elle était très bon marché. Cette petite moto, de
construction tchécoslovaque, était robuste et très confortable.
Très fiable au niveau mécanique, elle l'était peu au niveau électrique.
Je n'ai pas voyagé avec, sa vitesse était vraiment trop basse.
BMW R6 4T. J'étais fasciné à l'époque par deux
constructeurs : Triumph et BMW. Je me suis décidé à
acheter une BMW car je voulais enfin conduire une moto qui pourrait nous
transporter tous les deux avec le maximum de confort et de rapidité.
Je voulais recommencer à voyager. Je l'ai sans doute achetée en
1976. C'était un changement important pour moi car je passais dans
la catégorie des 4 temps et tout suite, je l'ai eu parfaitement en main.
Avec le recul, je pense que j'ai eu là, la moto qui me convenait le
mieux. Je n'ai pas eu trop d'ennui avec ce véhicule (réglages difficiles de la carburation). Elle était
fiable mécaniquement. Nous avons de nouveau sillonné la Belgique, la France, et
sommes allés en Italie, dans le nord ainsi qu'en Hollande. Elle
était faite pour ça. Avec ses 33 bourrins, elle nous emmenait
gentiment partout, en douceur, avec une bonne vitesse de croisière. Celle qui est représentée sur la
photo est grise, la mienne était toute noire et elle n'avait pas de
frein à disque à l'avant. Elle avait gardé un kick de démarrage
malgré le démarreur électrique. C'était génial : jamais de
problème de mise en route. Je ne sais plus combien de kilomètres
j'ai parcouru avec elle.
J'ai fais une erreur en la
revendant pour aquérir la...
BMW 100 RS. En
achetant cette moto en 1979, je l'avoue, ce n'était pas par raison mais
par coup de foudre. Elle était à son époque la plus belle moto
européenne qui puisse s'acquérir et, en matière de protection, elle était sans doute la
meilleure de son époque. Je montais dans la catégorie des 1000 cc
et elle développait 75 CV ce qui pour moi était fabuleux. Elle dépassait les 200 km/heure. Elle
était conçue pour faire de longs trajets rapidement et donc pour le Voyage.
Je ne suis jamais sorti de la Belgique avec elle ! Je vivais
une vie un peu chahutée, un peu difficile et je n'avais pas le cœur à
l'ouvrage. De plus, la position de conduite de cette moto ne me
convenait pas : mon dos, mes poignets en souffraient. J'ai connu aussi pas mal de
soucis causés par de nombreuses pannes, mécaniques, électriques.
La fiabilité ne correspondait pas à l'image de la marque !! Néanmoins je
l'ai gardée 8 ans et quand je l'ai revendue, par soucis d'économie et
pour récupérer de l'argent, je l'ai vue partir avec un gros serrement
au cœur. Elle avait quelques 25.000 Kms dans le
ventre. Je suis alors resté quelques années sans moto.
La vraie photo est celle où on voit un petit bonhomme assis sur la
moto, c'est mon fils Nicolas.
Suzuki 250 cc mono 4T : sur la photo, moi et ma fille Natalia. En 1995,
après 8 ans, j'achète cette petite bécane sur laquelle je vais
retrouver le plaisir de la conduite. Malgré sa petite
taille, je vais descendre avec elle en Bretagne. Je recommence à
voyager. C'est le pied. Cette moto n'a que des qualités sauf
sa faible puissance. Je l'ai revendue à un prix presque équivalent
à son prix d'achat et j'étais prêt pour remonter en selle sur une plus puissante.
BMW 650 cc Funduro (mono). On distingue l'ancien vélomoteur de
Nicolas, un Peugeot.
En
1996, je prends possession de la BMW de 50 cv (retour aux amours
lointains). J'ai été en Bretagne et en Savoie. C'est une
très bonne moto : très fiable, d'un confort de conduite très
élevé, increvable. Je la possède toujours. Paule a roulé dessus de 1998
à 2005, environ.
En 1998, je réalise un très vieux rêve :
avoir une "grosse" anglaise, une Triumph. J'achète la
Trophy 1200.

C'est ma première quatre cylindres ! Elle a une beauté à
couper le souffle, une puissance phénoménale (110 cv), un confort
exceptionnel (carénage très éfficace et selle gigantesque). Ma
femme s'y assoir une fois ou deux avant d'apprendre à conduire la BMW.
Ma fille Natalia va être souvent ma passagère. Je vais
descendre aussi en Bretagne et en Savoie.
Nous allons
beaucoup circuler en Belgique, Paule sur la BMW qui lui va comme un
gant et moi sur mon anglaise de 260 kgs. Nous allons aussi
beaucoup rouler en France. Mais avec les années en plus,
j'éprouve beaucoup de fatigue à conduire cette splendide machine. Trop
lourde, j'ai de plus en plus difficile de la maneuvrer au
parking. Contraint, je dois m'en séparer en 2004 et avec son prix
de vente je m'achète une moto plus légère, plus maniable, une ...
Honda CBF 600 (quatre cylindres). Je
ne pris pas de risque, j'achètai une moto élégante, très maniable,
assez confortable et très fiable. J'espèrais la garder longtemps. Et
... je l'ai revendue fin de l'été 2005, mon dos n'en voulait plus. C'était une
excellente machine. Par contre, l'état du pilote l'a amené à acheter - horreur
- un ...
    
scooter HONDA Silver Wing 600 (bicylindre)
Les douleurs dans les jambes, les genoux en particulier, m'ont amené à
me diriger vers ce genre de véhicule. C'est un maxi scooter capable de
transporter deux personnes et leurs bagages sans difficultés et à des
vitesses qui peuvent dépasser largement toutes les limitations
C'est une occasion dont les principales qualités sont : sobriété,
confort maximum (fauteuil de salon), maniabilité incroyable ! Son look
me plaisait. Mais... ma
femme ne roulant plus depuis un an ou deux, je me suis retrouvé seul en ballade.
J'ai revendu le scoot début 2008 un très bon prix. Note finale : Il me restait donc la Funduro.
Elle a été entièrement revisée et ré-immatriculée en avril 2009.
Sur sa remorque, elle est régulièrement accrochée à notre camping-car
lorsque nous partons en voyage. Elle nous est très utile et
fonctionne encore sans problème.
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