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Le milieu
naturel Le Malawi, bordant, à l’ouest, le
lac Malawi, s’allonge sur 900 km du nord au sud, mais n’est large que de 80 à
160 km. Dans le Nord et le Centre, des plateaux étagés jusqu’à 1 800-2 500 m
d’altitude dominent le lac (plateaux de Nyika, de
Vipya) ; ils se terminent par un escarpement de faille
tombant parfois directement dans le lac ou dominant une plaine côtière. Au sud,
le relief est plus compartimenté avec des horsts (plateau de Zomba, massif de
Mulanje, qui atteint 3 000 m) et des fossés
tectoniques : vallée drainée par la Shire, exutoire du
lac Malawi, qui coule vers le Zambèze après avoir franchi des chutes, bassin du
lac Chilwa. Le lac Malawi occupe aussi un fossé
tectonique. Le climat est tropical avec une saison sèche de mai à octobre et un
hivernage (saison des pluies) le reste de l’année. Les reliefs sont plus arrosés
que les bassins ; ils reçoivent jusqu’à 3 m de pluies, alors que la vallée de la
Shire est plus chaude mais plus sèche (moins de 700 mm
de pluies). La savane boisée est la formation végétale la plus
répandue. La
population Le Malawi est peuplé d’agriculteurs
bantous de tradition matrilinéaire. À ces populations locales (Chewas, Tumbukas, Chipetas, notamment) se sont d’abord ajoutés les Yaos, arrivés il y a plusieurs siècles, qui se sont mis au
service des trafiquants d’esclaves après s’être convertis à l’islam, puis les
Ngonis, un des groupes de guerriers zoulous qui se dispersèrent en Afrique
australe au début du XIXe s. Le pays compte environ 50 % de
chrétiens et 30 % de musulmans. La densité de la population est importante (95
hab./km2, inégalement répartis sur le territoire) et la croissance
démographique soutenue (environ 2,2 % par an). Une économie dominée par l’agriculture Environ 90 % de la population active
se consacre à l’agriculture – 40 % du P.I.B. et 90 % des exportations sont
d’origine agricole. Ainsi, le taux d’urbanisation n’était que de 22 % en 1998.
Le maïs constitue l’alimentation de base de la population, les cours d’eau et le
lac Malawi fournissant du poisson (64 000 tonnes en 1992) tandis que l’élevage
reste peu important : environ 750 000 bovins et 1,3 million de caprins en 2000.
Les principales cultures offrant des débouchés commerciaux sont le tabac (120
000 tonnes en 2000), le thé (50 000 tonnes en 2000) et la canne à sucre (65 000
tonnes exportées en 1995) – le Malawi est le deuxième producteur africain de
tabac (après le Zimbabwe) et de thé (après le Kenya). Tabac, thé et canne à
sucre sont cultivés sur de grandes plantations privées, mais aussi sur de
petites parcelles concédées dans le cadre de grands programmes d’aménagement
rural, mis en œuvre dans les années 1970 et financés par l’aide étrangère,
notamment dans la vallée de la Shire et à proximité de
Lilongwe, la capitale. Ces petites exploitations produisent aussi une quantité
importante de maïs (ainsi que des arachides, dont l’exportation a
considérablement baissé). Le sous-sol ne recèle pratiquement
aucune ressource minière et l’industrie reste embryonnaire (cimenteries,
textiles, brasseries, conserves, chaussures) : représentant moins de 20 % de
l’activité économique, elle est concentrée à Blantyre, la ville la plus
importante du pays. Le commerce extérieur transite par les voies ferrées partant
de Salima et aboutissant au Mozambique, à Beira et à
Nacala (cette dernière ligne, la plus récente, a été construite avec l’aide
financière de l’Afrique du Sud). La balance commerciale est régulièrement
déficitaire. L’ex-président Banda a développé les relations économiques avec
l’Afrique du Sud, qui est ainsi devenue le principal fournisseur du Malawi
devant la Grande-Bretagne, le troisième partenaire commercial du pays étant
actuellement le Japon. La dette extérieure s’est accrue de manière préoccupante,
passant de 821 millions de dollars en 1980 à 2,4 milliards en 1998. Le devenir
de l’économie du Malawi reste donc en suspens. ©Larousse 2004 | ||
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